Vous remplacez un poêle, modernisez une cheminée ou intervenez sur un ancien système de chauffage à l’étage ? C’est souvent à ce moment-là que l’on découvre des matériaux oubliés.
Dans les installations thermiques anciennes, l’amiante a été utilisé sous forme de cordons, de tresses ou de joints thermiques. Ces éléments servaient à assurer l’étanchéité autour des conduits, à absorber les dilatations liées à la chaleur et à renforcer la protection contre l’incendie.
On les retrouvait notamment :
Autour des conduits de fumée
À la jonction entre un poêle et un mur
Derrière certains habillages de cheminée
Dans des joints de trappes techniques
Tant que ces éléments restent en place et ne sont pas manipulés, ils peuvent passer totalement inaperçus. En revanche, lors d’un démontage, d’un remplacement d’appareil ou d’un tubage de conduit, ces joints sont souvent retirés ou sectionnés. C’est précisément à ce moment que le risque de libération de fibres apparaît. Ces matériaux peuvent être friables avec le temps, surtout s’ils ont subi des cycles répétés de chauffe.
Les cordons d’étanchéité ne ressemblent pas à des plaques ou à du ciment. Ils prennent la forme de fibres tressées ou de bandes compactes. Cette apparence “textile” peut surprendre et n’évoque pas immédiatement l’amiante.
Dans un bâtiment construit avant juillet 1997, toute intervention sur un système de chauffage ancien doit être précédée d’un repérage amiante avant travaux. Seule une analyse en laboratoire permet de confirmer la nature du matériau.